mardi 26 décembre 2017

tentative de reconstitution d'une chaîne de souvenirs souhaits rêves de neige



C’est la période qui veut ça.  Mais aussi les dernières rencontres dans les pages des livres. Erri de Luca (La nature exposée) avec ce sculpteur mort au sommet d’une montagne (mais en relisant le passage, me rends compte qu’il n’a jamais été question de neige) qui se superpose à l’image de Robert Walser retrouvé mort lui dans la neige. Et cette nouvelle de lui « Retour dans la neige » : Sur le chemin du retour, qui me parut splendide, il neigeait à gros flocons, denses et chauds. Je crois bien l’avoir découvert chez Vila-Matas. Inconsciemment, pour l’atelier d’hiver de François Bon, les trois souvenirs de films convoqués sont liés au mois de décembre, et pour le film « Les Indiens sont encore loin » dont je ne me souviens pratiquement rien je lis que l’une des deux adolescentes est retrouvée morte dans la neige… Je découvre également à cette occasion que Christine Pascal s’est suicidée en 1996 (mais pas un jour de neige). Enfin, j’avais écarté le souvenir d’un film parce qu’il n’appartenait pas à l’enfance, pourtant très « magie de l’enfance » que je livre ici, parce que.

            #Aix-en-Provence #1986


Saut temporel et spatial. Parce que le cinéma de l’enfance-adolescence se situant dans le triangle Beaumont-L’Isle-Adam- Cergy offre peu de souvenirs marquants. Alors encore dans la jeunesse, Le Rex, un cinéma (détruit depuis) faisant aussi office de salle de concert – on y a vu les Rita Mitsouko avec les sièges des premiers rangs défoncés – mais ce soir-là, on va voir « Le nom de la rose ». En sortant du cinéma, la neige du monastère est aussi sur le cours Mirabeau et dans la rue d’Italie. Eblouissement du cinéma.


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