à mes chers élèves, voici le texte un peu plus propre, mais c'est pas encore ça...
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photo prise à Marseille, le 11 mai 2013 |
Ainsi s’achève notre compagnonnage, chers élèves de 4e6
Pour vous saluer je voudrai revenir sur ces quelques mois
Car vous n’êtes pas qu’une très bonne classe
Vous êtes aussi des personnes particulières en qui j’ai foi
On n’a omis
personne surtout pas Naomi de plume et de langue vives
Les mots, Léa les a souvent trouvés pour expliquer ou consoler
À coté, pour toi, Anthony glousse « en ton igloo »
entonne-t-il
Adrien ne dit rien mais il n’en pense pas moins
Avec Loïc, y a un hic, que dis-je, un hic ! c’est un roc ! c’est un pic !
C’est une
péninsule ! Vous vous souviendrez de la tirade du nez de Cyrano
Et de son amour pour Roxane… Nous, nous avons Océane qui,
En racontant le suicide de Javert, nous a fait devenir
verts, oui,
Tout comme Titouan, si éloquent, mais pas toujours tout ouïe
Pour le beau texte de Marie sur « All is Vanity »…
de la vanité, Lélia,
N’en a pas une once mais des plaisirs éphémères elle les lie à la vie si brève
Comme les symboles dans ces tableaux qui pour elle n’ont
plus de secret
Quant à Laurie, elle s’est découvert un don pour la poésie, l’or y a trouvé
Tout comme Thomas (qui l’eût cru ?) applaudi pour son
poème arc-en-ciel
Benjamin a tutoyé Hugo et lui a demandé de ne plus écrire de
poèmes dans son tombeau
Notre Hugo bien vivant a déclamé courageusement l’une des
stances du Cid
Vous êtes jeunes, il
est vrai ; mais aux âmes bien nées
La valeur n’attend
point le nombre des années. De Corneille vous retiendrez
J’espère quelques vers (qu’il me pardonne de l’avoir paraphrasé…)
À côté d’Hugo est assis en fin d’année Benjamin, qui force
le respect
Et tente de communiquer avec Morgan de lui séparé
Cependant, ce dernier ne se prive pas de parler et de se
retourner
On demande aussi souvent à Clément de se taire mais on se
souvient de son portrait par objet interposé.
Quelqu’un en revanche ne dit mot et se tient sage, c’est
Jérémy,
Qui reste pour moi un mystère…
Anna, qui maîtrise de mieux en mieux le français, emploie
des mots très recherchés
Julia et son sourire blond garde toujours un calme olympien
Ce qui n’est pas le cas de Charlotte qui a apporté la boîte
joliment décorée
Pour mes mots déplacés en bonbons transformés (chut !
c’est notre secret)
Charlotte, toujours une des premières à vouloir les poèmes
réciter…
Marlène a souvent besoin de se faire expliquer et surtout
d’être rassurée
Et celle qui conjugue le mieux le verbe clarer au passé simple, c’est bien sûr Clara
Elle éclaira toute l’année de son rire clair la salle 202
De Gwladys, je retiens sa belle calligraphie sur le papier à
lettres aux motifs orné
Et son goût pour le siècle de la marquise de Sévigné :
vous rappelez-vous les lettres
À sa chère fille envoyées à Grignan ? Vous
rappelez-vous aussi Au nom du roi
d’Annie Jay ? Les garçons, j’espère que vous me pardonnerez mes petites
piques acérées
Les filles dans la classe sont d’un niveau si élevé !–
mais c’était pour mieux vous stimuler
Et d’ailleurs Benjamin, tu as fait de tels progrès, je
garderai en mémoire ton poème
Ce moment important où tu te retrouves face à toi-même…
J’ai gardé pour la fin celles qui n’ont cessé de se
surpasser et de susciter mon admiration
Je veux bien sûr parler de Fiona, d’Elsa et d’Ève, mes remarquables élèves,
Qui excellent en outre à aider les uns et les autres, à
toujours les encourager à s’élever
Jusqu’à tutoyer les nuages…
Merci à tous pour cette très belle presque année, et j’espère que,
comme Rimbaud, vous irez loin, bien loin,
non comme des bohémiens, mais par la
Nature et par le monde, curieux de tout des autres et des mots, heureux
surtout…
Mais si un jour vous êtes malheureux, écrivez, écrivez, fleurs d’encre jamais ne se fanent…