mardi 1 novembre 2016

La soie, ça ne se mange pas

               
photo prise "Aux parents terribles" à Pertuis, le 28/10/16
               La soie,  ça ne se mange pas

               La soie est un élément naturel comme la fleur, l'eau, la pierre. 
Je dirai  le récit du soyeux- Sois eux- Sois les yeux- Sois leurs yeux- Sois-dit - donc naturel et ce qui s'impose ce sera d'abord sa densité, sa légèreté  ou plutôt l'inexistence, qui ne sont pas des contraires, l'inexistence peut se révéler dense par la profusion de particules élémentaires indissociables, non décomposables, la légèreté de ces particules si proche de l'inexistant. 
                                Pas de visibilité, pas faillir.  
            Qu'est-ce qui n'existe pas ? Le récit ou la soie ? Les deux.
Il y a d'abord un être vivant qui migre, l'homme ou la chenille ou le vers à soie sur une feuille de mûrier, un fil tombe lentement, invisible, de la feuille, il se dépose dans une tasse de thé au jasmin, forme une virgule ou un accent discret que deux lèvres vont aspirer dans un silence très pudique.

                               Derrière la vitre, le récit se fait, migre sans personne.



Texte: Claude Camilleri-Salaün (28 octobre 2016)
(Photos prises de mon portable)



1 commentaire:

  1. merci pour ce texte, Claude, et cet espace t'est ouvert en permanence...

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